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Les quatre qualités pour atteindre la réalisation du Soi

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Les quatre qualités pour atteindre la réalisation du Soi

Le développement des quatre qualités spirituelles suivantes sont nécessaires afin de cesser d’être un esclave du corps, des sens ou du mental. Elles sont considérées comme la base indispensable pour atteindre la Réalisation du Soi.

Ces quatre qualités sont appelées dans la tradition yogique Viveka, Vairagya, Shat sampatti, et Mumukshutva,

  • Viveka: Faculté de discrimination/discernement

Viveka est la faculté mentale qui donne une bonne perception pour discriminer ou discerner entre le bien et le mal, la vérité et le mensonge, le soi et le non-soi, le bien et l’agréable, l’éternel et l’éphémère. Cette qualité est innée ou est cultivée par l’étude, la compagnie d’un Sage, la contemplation profonde ou/et la conduite d’un enseignant. Viveka correspond à la capacité de juger/observer les choses telles qu’elles sont – calmement et sans passion, sans crainte ni préjugés.

Cette faculté de discrimination ou de discernement est entravée par l’ignorance et les vices comme la cupidité, la colère, la vanité, l’attachement et la sensualité. Grâce au discernement (Viveka), on se rend compte que:

–  l’homme n’est pas seulement le corps physique ou bien ses corps subtils, mais la conscience pure;

–  que les souffrances sont causées par des désirs débridés;

–  que les ondes de pensée négatives entraînent de mauvais actes,

–  que la paix intérieure ne vient pas par la prospérité matérielle mais par la transcendance de soi.

Chaque objet subit un processus de transformation menant à son extinction/disparition sous cette forme. Il est né (jayate); il existe (asti); il grandit (vardhati), il mûrit (parinamati), il se décompose (apakshiyati) et il périt (vinashayati). Viveka conduit à la recherche de la réalité impérissable derrière l’existence temporelle.

  • Vairagya: Détachement/ Non attachement

Vairagya fait référence à un sentiment de détachement du corps et des objets de gratification sensorielle. C’est un état libre d’attachement à la vie matérialiste. Il peut également être défini comme l’état d’esprit mental qui abandonne tous les attachements qui appartiennent au monde matérialiste. Lâcher prise de sentiments tels que l’orgueil, l’ego, l’aversion, le complexe d’infériorité et de supériorité, les fausses identités et la peur, sont également associés à la vairagya. Pour certains Vairagya vient naturellement à la suite d’actions cumulatives de vies passées. Il peut également être déclenché par les paroles d’une personne sainte, des circonstances défavorables, l’ennui/lassitude de l’opulence ou trop d’indulgence pour les activités sensorielles, quand le point de saturation a été atteint. Parfois, le détachement est le résultat de la pratique yogique nommée « Pratyahara » dans laquelle les organes des sens sont entrainés pour rester à l’écart des séductions du monde.

Vairagya n’est pas un renoncement mais la disposition mentale d’abandonner les plaisirs sensoriels et de ne pas être affecté par le résultat de nos actions. Il s’agit de s’élever au-dessus des sentiments d’amour ou de haine pour les autres et de vivre dans le monde comme le lotus dans un étang.

  •  Shat sampatti: La sextuple richesse

Shat sampatti correspondent aux six vertus propices à la croissance spirituelle. Celles-ci sont appelée Shama, Dama, Uparati, Titiksha, Shraddha et Samadhanam.

–  Shama est un état de paix intérieure rendu possible par le contrôle du mental, l’autodiscipline austère, l’éradication des propensions subliminales et la réalisation du Soi.

–  Dama correspond au contrôle des sens afin qu’ils ne transgressent pas la loi morale. Les sens sont fascinés par les objets à travers les cinq facultés perceptuelles que sont la vue, l’audition, le goût, l’odorat et le toucher. Grâce à la faculté de discrimination, on peut restreindre les organes des sens de l’indulgence insensée.

–  Uparati est la conviction intellectuelle que les actes cérémoniels sont futiles car ceux-ci limitent la conscience au corps physique. Cette vertu implique également le contentement, l’absence de turbulence mentale ou le retrait des activités mondaine.

–  Titiksha dénote le courage d’affronter les vicissitudes de la vie avec calme, de rester équilibré dans toutes les situations et de marcher sur le chemin de la vérité sans crainte.

–  Shraddha est la foi, la foi dans l’ordre divin, la foi dans les âmes réalisées, dans les Écritures, dans l’enseignement et en Soi.

–  Samadhanam correspond au fait d’être établit dans sa véritable nature (celle de l’esprit) par la concentration, la contemplation et l’absorption.

  •  Mumukshutva: Désir de libération

Sans un désir intense de réalisation du Soi, on ne peut pas progresser sur le chemin de la spiritualité. Mumukshutva est la conscience clair du but ultime de la vie qui est de devenir divin. Ce désir intense résulte de la volonté de l’âme individuelle de s’unir à la source de l’Etre afin d’être libre du cycle de la naissance et de la mort. La méditation est le moyen de contenir les tendances terrestres et de renforcer la volonté de réaliser Dieu à l’intérieur.

Les qualités susmentionnées sont un socle pour poursuivre une pratique avec dévotion et fermeté d’intention. Elles sont le ferment pour élever l’esprit, dissiper l’ignorance sur la véritable nature du Soi et conduire à la béatitude.

~ Ti ~

 

 

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